La France, acteur sans emploi du tourisme de santé

no mans land medical

Quand on regarde un peu le panel des langues de certains sites de chirurgiens esthétiques français(surtout à Paris), on mesure le potentiel de la France en matière de tourisme de santé.
En effet, on voit sur ces sites des pages écrites en anglais, en russe, en chinois et en arabe.

Comprenez par là que la cible prioritaire de ces praticiens de la capitale française sont des patients fortunés venant surtout de ces nouveaux dragons économiques qui affichent des taux de croissance incroyables en ces temps de crise.

Le luxe qui cache la forêt

Bien , les plasticiens hexagonaux sont cotés, appréciés, reconnus. Mais n’est-ce pas un feu de broussaille qui masque l’incendie au lointain ? Car la France n’aime pas le tourisme de santé.
Elle ne l’aime pas parce qu’elle est un  vieux pays jacobin où le culte de l’administration  publique et centralisée persiste encore et bride les initiatives.

Qui fait la médecine en France ? L’hôpital public. A qui sont réservées les cliniques dans lesquelles on pratique les rhinoplasties, les liposuccions et autres augmentations mammaires ?
A des riches, à une patientèle aisée. Entre le système public et les établissements de luxe, il y a un no man’s land médicotouristique dans lequel personne n’ose s’aventurer, de peu de se faire casser les reins.

Sans complexes et sans tabous, la Tunisie (voyez l’agence Med Espoir par exemple), le Maroc, la Hongrie ou encore l’Espagne engrangent des ressources de leurs capacités d’accueil en matière de tourisme médical.

Il ne faut rien négliger, ni rien mépriser en économie. C’est une leçon pour les vieux pays aussi.

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