Quand le modèle « Kim Kardashian » fait des ravages en Albanie

Dire que de nombreuses jeunes albanaises voudraient être Kim Kardashian est un euphémisme. Le phénomène Kardashian a pris des proportions inimaginables comme les résultats grotesques de la chirurgie esthétique à laquelle on se livre chez le premier charlatan dans les rues en Albanie afin de ressembler à la femme de Kanye West.

La chirurgie de la rue

Des bouchers transformés en chirurgiens, des plasticiens montés de toutes pièces, des cabinets médicaux improvisés dans des salons de coiffure, c’est peu dire de ce qui se passe en Albanie. Pays de l’Europe du Sud, l’Albanie aujourd’hui défie toutes les normes en matière de santé et surtout celles qui relèvent du domaine de la chirurgie esthétique.

Il ne s’agit pas de tous les médecins Du pays des Aigles. Mais un laisser-aller, en l’absence d’un encadrement juridique, a ouvert les portes des traumatismes et de la mort à des jeunes filles qui espèrent ressembler à Kim Kardashian dont la pose d’implants fessiers demeure toujours un soupçon.

modele kim kardashian

Le modèle « Kim Kardashian »

L’ancienne épouse de Kris Humpries et de Damon Thomas est une source d’inspiration esthétique pour des Albanaises. C’est pour la copier, faire comme elle qu’Emira Sela, a voulu à 31 ans effacer les premières rides qui se dessinaient sur son visage.

Fort du coût très attractif que lui proposait une coiffeuse dans un coin de la rue, elle a accepté de passer par une injection. De quoi ? Mal lui en a pris. Plutôt que l’élimination de la ride, un abcès géant qui l’a défiguré et paralysé, a pris la place de la beauté qu’elle souhaitait. Autant dire que la sœur de Kourtney et de Rob Kardashian se serait pas reconnue dans ce visage.

Des chirurgies esthétiques ratées !

Sur l’ancienne terre des Illyriens et des Bryges, les victimes de cette chirurgie esthétique à la Kim Kardashian : lèvres pulpeuses, seins galbés, fesses projetés, hanches bien dessinées, se multiplient. A Tirana, des médecins spécialisés qui se distinguent autant par leurs formations que de leur savoir-faire des commerçants de la beauté, évaluent entre 16 et 28 l’âge des victimes de cette arnaque esthétique.

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Les prix fortement réduits sont ce avec quoi elles sont attirées, appâtées avant de se faire charcuter dans des lieux où la chirurgie esthétique est pratiquée « sans aucun encadrement médical » comme le reconnait Dr Monika Fida. Alors que le pays ne manque ni d’hôpitaux prives ni publics spécialisés en soin de santé du beau.

C’est ainsi que s’exclamait quant à elle Elisa Lura l’étudiante en économie qui aurait mieux fait de garder son argent en poche. Alors qu’elle souhaitait simplement se faire un maquillage définitif des sourcils pour la modique somme de 50 euros, elle doit désormais dépenser plus que le double pour enlever les nombreuses cicatrices sur son visage.

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